Le patriotisme économique français, casse-tête chinois ?

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07.wir.skyrock.netSa déclaration aurait pu produire l’effet d’une bombe, pourtant, elle est passée inaperçue. Retour 9 ans en arrière lorsqu’il était fait état de rumeurs de rachat par PepsiCo d’un fleuron de notre économie française, Danone.

« L’affaire » se déroule en 2005, en pleines vacances scolaires. Bien que fondée sur de simples rumeurs, elle a créé un tollé général parmi les politiques français.
Il faut rappeler l’extraordinaire embrasement de cette potentielle acquisition. Elle débute le 6 juillet 2005 lorsque l’hebdomadaire économique Challenges annonce la prise de participation de plus de 3 % par PepsiCo dans le groupe français, affirmant que celui-ci serait prêt à débourser 25 à 30 milliards d’euros pour s’offrir le groupe agroalimentaire français malgré les démentis de l’entreprise américaine.

Le 18 juillet, Patrick Ollier, alors Président de la Commission des Affaires économiques, se déclare « préoccupé » par le rachat tandis que le Ministre de l’Economie lui-même, Thierry Breton, se refuse à « commenter des rumeurs ». Moins de 48 heures plus tard, le Financial Times argue que PepsiCo aurait sollicité deux banques d’affaires pour monter un dossier de reprise. Réaction immédiate de Dominique de Villepin, Premier ministre : déclarant que le Gouvernement entendait « défendre les intérêts de la France ».

Le 27 juillet de cette même année, Craig Staleton, alors tout nouvel ambassadeur des États-Unis en France avait approuvé la réaction hostile de nos politiques, et a fortiori des citoyens contre le potentiel rachat par le géant américain. Il avait alors déclaré : « Je trouve cela bien. Nous connaissons cela aux Etats-Unis aussi » mais de rappeler également que « Danone est déjà un groupe international et ce sont aux actionnaires de décider ».
Bien plus qu’une simple affaire poussiéreuse, cet exemple illustre véritablement le sursaut de patriotisme qui peut gagner nos politiques de manière circonstanciée. Cette réaction ne doit pas rester des cas d’espèce, relative au rachat de telle ou telle entreprise. Elle doit s’inscrire dans une démarche globale de protection de nos intérêts qui passe par la mise en place d’une réelle politique de patriotisme économique.

Aux politiques français, Sauvons nos entreprises, finissons-en avec le pessimisme, renouons avec la croissance !

Collectif Au Top La France
#AuTopLaFrance

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