Succès des industries culturelles et créatives en France

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Le monde de la culture et de la création peut s’affirmer comme un véritable vecteur économique pour notre pays et doit être envisagé comme un levier de développement économique. La politique publique va en ce sens, relayée par la ministre de la culture Aurélie Filippetti qui affirmait encore récemment « Il n’y aura pas de redressement productif sans redressement créatif et il faut aussi valoriser pleinement les externalités positives de la culture afin de montrer que l’investissement créatif contribue à la croissance économique, à l’emploi et à l’image de notre pays ».

L’industrie culturelle regroupe la musique, le cinéma, l’animation, l’édition, les jeux vidéo, le marché de l’art, le spectacle vivant…. Si l’on en croit le rapport d’Ernst & Young de novembre 2013, les différents secteurs représentent plus de 61 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 5% de l’emploi total français (1,2 millions de personnes) de manière directe ou indirecte. Un rapport conjoint des ministères de l’Economie et de la Culture de décembre 2013 mesurant l’impact des ICC sur l’économie française vient corroborer ces chiffres et révèle que le secteur contribue à hauteur de 57,8 milliards d’euros au PIB (valeur ajoutée). Le rapport établit également une corrélation positive entre présence d’une activité culturelle et développement socio-économique d’un territoire, c’est donc un vecteur de dynamisme. De plus, si l’on en croit les chiffres du cinéma, de l’animation et de la musique française à l’étranger, le secteur s’exporte bien à l’international.

Même si cette industrie reste encore majoritairement soutenue par de l’argent public, on peut désormais en mesurer le retour sur investissement et il semble positif. L’industrie culturelle française est un donc un secteur dynamique au poids économique avéré qu’il faut continuer à encourager.

Collectif Au Top La France
#AuTopLaFrance

 

 

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La France en pointe dans l’industrie d’armement

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En termes d’innovation et de hautes technologies, la France est loin d’être à la traîne dans un secteur industriel clef : l’industrie de défense. Cette dernière est un pilier de notre économie en représentant plus de 160 000 emplois sur le territoire français. Et contrairement à certains secteurs, ces emplois ont l’avantage d’être peu délocalisables. Le secteur est également largement excédentaire en termes d’exportation : en 2013, le secteur de l’armement a représenté un chiffre d’affaires de 6,3 milliards d’euros, après une année 2012 difficile.

Ces entreprises qui transforment ce qu’elles touchent en or ne sont plus à nommer : Thalès, DCNS, Dassault, Nexter, Safran, Renault Trucks Défense, etc. Tous les grands domaines militaires sont concernés : terrestres, maritimes, aériens, et aéronavals. Mais où se trouve la plus-value du savoir-faire français ? Deux critères fondamentaux peuvent être retenus : la performance et l’expérience du feu. En effet, les matériels militaires ayant le privilège d’être estampillés « combat proven », autrement dit ayant déjà été utilisés dans des opérations militaires, font l’objet d’une attention particulière de la part des armées étrangères lorsqu’il s’agit de mettre la main au portefeuille. La préservation de la vie des soldats étant devenue une donnée fondamentale dans nos sociétés, tout ce qui a déjà fait l’expérience du feu, et dans une armée moderne de préférence, présente un avantage incontestable. Et la France possède des arguments de taille, dans la mesure où les produits de l’industrie de défense française sont généralement testés… dans l’armée française elle-même ! C’est ainsi que fut fait le succès du CAESAR de Nexter, une pièce d’artillerie montée sur un châssis, qui a changé la donne sur les théâtres d’opération, ou du BPC, Bâtiment de Projection et de Commandement de la marine nationale, pour ne citer qu’eux.

La performance reste une qualité bien connue du matériel français : nos équipements, bien qu’extrêmement coûteux, parviennent à se maintenir dans la catégorie du nec plus ultra dans le domaine militaire, face à des adversaires aussi redoutables que les Américains ou les Allemands. L’avion de chasse Rafale est à ce titre un exemple emblématique, puisqu’il est unanimement reconnu comme étant le meilleur avion du monde (malheureusement bien mal vendu par nos élites). Mais qu’entend-t-on par performance ? Polyvalence, protection, longévité, et puissance sont les maîtres-mots qui ont fait le succès de nos matériels.

Les clients de la France sont aussi nombreux que diversifiés : Arabie Saoudite, Danemark, Indonésie, Thaïlande, Emirats Arabes Unis, Italie, Qatar, Koweït, Maroc, Inde, Pérou, etc. La France peut également se targuer de parvenir à vendre du matériel militaire dans des marchés aussi complexes que les marchés américains ou indiens. En effet, le ministère de la défense indien, bien souvent comparé non sans humour au 8e travail d’Astérix, possède des critères extrêmement stricts et compliqués en matière d’éthique et d’achat de matériel étranger. Nombreuses sont les entreprises ayant été black-listées : le géant BAE Systems a, contre toute attente, été disqualifié par le ministère de la défense indien. Les Français, pourtant peu connus pour leur aptitude à vendre leurs matériels, restent en lice en Inde, marché s’annonçant extrêmement lucratif, notamment avec le CAESAR et le canon Trajan.

Avec une augmentation des ventes de 31% en 2013 par rapport à 2012, le secteur industriel de la défense constitue un pôle d’excellence et de croissance incontestable dans la sinistrose française.

Collectif Au Top La France
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